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Mercredi 7 janvier 2009
Sur la Côte d'Opale, durant les Années folles, une modeste fille de pêcheurs est prête à tout pour changer de condition.
 C'est au Royal Picardy, considéré comme le plus bel hôtel du monde, au Touquet-Paris-Plage, que son destin va basculer... La jeune Laurette vit au port d'Etaples, où ses parents sont simples pêcheurs. A quinze ans, affublée d'un physique ingrat, elle est bien décidée à changer le cours de son existence et à côtoyer le beau monde. Non loin, la superbe station duTouquet, en pleine extension, attire le gotha mondial: souverains britanniques, maharadjahs et vedettes de l'époque. Grâce à une rencontre providentielle, Laurette entre comme femme de chambre au prestigieux Royal Picardy...
Son rêve impossible est-il enfin à portée de main? Deux Nord s'entrecroisent ici: l'un, tranquille et travailleur, au cœur d'un port de pêche; l'autre, théâtre splendide des plaisirs futiles. A chaque page de ce superbe roman vibre l'attachement profond d'Annie Degroote pour cette terre de caractère.


Commentaire : voici un très joli roman de ce qu'on appelle peut-être de facon péjorative : la littérature de terroir ! J'apprécie de lire de temps en temps un roman de ce genre et Annie Degroote sait très bien écrire sur sa région natale :  le Nord-Picardie !

Cette histoire met face à face deux mondes totalement différents, d'un coté le monde très modeste des pécheurs d'Etaples , hommes rudes et fiers dont les épouses très soumises doivent s'occuper de la maison, des nombreux enfants et également pour faire rentrer un peu plus d'argent, aller à la pêche aux crevettes dans des conditions vraiment très dures !
De l'autre coté il y a le monde très futile du Touquet-Paris Plage, avec ses luxueuses villas et ses palaces notamment le fameux Royal Picardy qui a vraiment existé !

Le roman raconte l'histoire de Laurette, fille de pécheurs, pour qui normalement la voie est déjà tracée : mariage avec un pécheur, enfants etc.... Mais Laurette veut vivre une autre vie car elle cotoie par l'intermédiaire de sa soeur ainée et de sa tante, le monde interlope de ce palace.

Grace à son amitié avec un jeune écrivain anglais, elle rentrera au service d'un couple d'anglais résidant dans cet hôtel et là de nombreues péripéties vont jalonner ce roman.

J'ai lu ce roman avec beaucoup de plaisir. Cela fait du bien de temps en temps de lire un roman sans prise de tête !    C'était les vacances, et tout à fait le roman à lire pour s'interrompre quand votre petit-fils ou petite fille vous sollicite pour jouer avec lui ou elle ......!!!!!!

Malgré tout un roman agréable écrit d'une jolie plume par Annie Degroote

J'ai lu ce livre très gentiment offert par les Editions Presses de la Cité, Collection : Terroir de France. grace à l'opération Masse Crtique de Babélio que je remercie encore vivement :  

Par Lucy - Publié dans : Mon livre du moment
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Vendredi 2 janvier 2009

Comme beaucoup , j'ai fait mon petit " Panthéon " de toutes les lectures qui m'ont vraiments touchées durant l'année 2008.

En voiçi donc la liste, ne cherchez pas d'ordre de préférence, il n'y en a pas !


- La Voix  d' Arnaldur Indridason

- Mille Soleils Splendides de Khaled Hosseîni

- La Colère des Aubergines de Bulbul Sharma

- L'enchanteur et Illustrissime gateau café-café d'Irina Sasson de Joèle Tiano

- L'histoire de l'Amour de Nicole Krauss

- Beach Music de Pat Conroy

- La fille du Pasteur Cullen de Sonia Marmen

- De manière à connaître le jour et l'heure de Daniel Cauchy

- La table des Enfants d' Isabelle Hausser


Normalement 2009 devrait être assez prolifique également, il y a déjà 2 livres que j'ai apprécié .....

                                                                                                      




Par Lucy - Publié dans : De tout et de rien
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Jeudi 1 janvier 2009




Que l'année 2009 vous apporte à tous : paix, amour, joie et tout ce que vous souhaitez !  Qu'elle nous apporte aussi à nous, lecteurs invétérés, de belles occasions de découvertes littéraires ; alors :



BONNE ET HEUREUSE ANNEE A TOUS

Par Lucy - Publié dans : De tout et de rien
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Samedi 20 décembre 2008




Ce blog sera en pause pendant la semaine de Noël ! En effet, nous partons rejoindre enfants, petits-enfants et Grand-Maman, pour passer ensemble cette belle fête où la famille se retrouve ! Alors je vous laisse quelques jours en vous souhaitant  :

Bon et heureux Nöel

Par Lucy - Publié dans : De tout et de rien
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Samedi 20 décembre 2008


Pas de trace de Wallander père ou fille dans ce nouveau roman policier de Henning Mankell, mais l'apparition d'un jeune inspecteur âge de 37 ans, Stéphan Lindman, qui officie à Boras (ouest de la Suède). Le même jour il apprend deux mauvaises nouvelles : il a un cancer et son ex-collègue, Herbert Molin a été sauvagement assassiné. Hébété, Lindman décide, sur un coup de tête de partir dans le nord et les forêts profondes du Hârjedalen, où s'était installé Molin après sa retraite. Malgré lui, Stéfan commence à enquêter. Que signifient les vestiges d'un campement derrière lamaison de Molin ? Que signifient surtout les empreintes sanglantes dans sa maison, comme si le tueur avait dansé un tango avec le corps de sa victime avant de le traîner dehors ? La police locale, d'abord méfiante, accepte sa présence. Alors que Stefan découvre que Herbert Molin, dans sa jeunesse, s'était porté volontaire dans la SS pendant la guerre et qu'il était resté jusqu'à sa mort un nazi convaincu, un deuxième homme, violoniste à la retraite, est retrouvé mort dans la forêt non loin de là. Le jeune inspecteur commence à soupçonner un réseau actif, discret et bien organisé.

Commentaire : Je n'avais encore jamais lu Mankell, je connaissais Indridasson et l'auteur de Millénium que j'apprécie, désormais il fait partie lui aussi partie de ces auteurs venus du Grand Nord au style si particulier qui nous donne autant de plaisir de lecture. 
Que dire de plus sur ce livre qui n'ait déjà été dit ? Sinon que le fil de l'histoire est passionnant ( lu en 2 jours ...), qu'il m'a fait découvrir un pan assez noir de l'histoire de la Suède que je ne connaissais pas, nous sommes loin de la " sweeden way of life ".....!!!!
En bref, si vous ne l'avez déjà fait, un pas de danse avex Henning Mankell s'impose !

Par Lucy - Publié dans : Mon livre du moment
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Samedi 13 décembre 2008

Slimane, 11 ans, et son frère aîné Maxence ne supportent plus la violence exercée par leur père, surnommé le Démon. La brutalité de ce dernier terrorise l'ensemble de la famille. Un roman sur la maltraitance.

J'ai onze ans, et je vis dans une famille complètement tordue. Heureusement qu'il y a mon frère Maxence. Lui, c'est mon manuel de savoir-survivre. Le soir, on ferme nos oreilles à double tour, pour ne plus entendre les cris de nos parents qui se disputent.

Croyez-moi sur parole, la vie, c'est pas pour les enfants.

Maxence a préféré partir au Pays sans Adultes. Moi, j'ai voulu le rejoindre, mais je me suis trompé de chemin. Avec mes nouveaux amis, Valentine et Hugo, on a beaucoup discuté et on s'est fait une promesse : quand on sera grands, on prendra tous les enfants malheureux dans nos filets, et on ne les relâchera que quand ils sauront vraiment nager. Promis, juré.

Le Pays sans Adultes est un livre bouleversant, un livre d'émotion pure.

Commentaire : Ce livre d'Ondine Khayat est véritablement bouleversant !  Slimane et Maxence son frère aîné vivent dans une bien triste famille. Le père est une sombre brute d'ou son surnom " le démon " et la mère d'une passivité peu ordinaire devant la brutalité de cet homme vis à vis d'elle et de ses fils !

A bout de forces et de coups, Maxence choisit de partir dans " le monde sans adultes " ! Slimane se retrouve sans ce frère qu'il adulait.

Il va faire des rencontres : Hugo, Valentine et une dame agée qui deviendront sa famille de coeur et lui feront entrevoir des chemins où l'on peut rencontrer quelquefois le bonheur !

Je ne connaissais pas cette auteur, mais j'ai été conquise par son écriture, ce roman m'a procuré un bon moment de lecture même si son atmosphère est parfois très dure !


Ce livre m'a été très gentiment envoyé par  et les Editions Anne Carrière que je remercie beaucoup.



Par Lucy - Publié dans : Mon livre du moment
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Mercredi 3 décembre 2008
Quand le sergent Phoebe " Flea "  Marley repêche une main dans le port de Bristol, personne n'imagine encore la cruelle vérité concernant cette découverte macabre. Et quand le commissaire Jack Caffery, récemment muté de Londres et déjà en charge de l'affaire, apprend du légiste que l'amputation a eu lieu sur une victime vivante, les choses s'accélèrent. Entre les cicatrices de drames personnels encore à vif, et l'urgence d'une enquête se jouant contre la montre, Flea et Caffery devront apprendre à se faire confiance, et à conjuguer leur intuition pour retrouver le tueur avant qu'il ne soit trop tard. Enquêtant sur la piste de rituels tribaux Sud Africains, dont le Muti, ils découvriront que l'homme est prêt à beaucoup, et surtout au pire, lorsqu'il sagit de se défaire d'une prétendue malédiction.

Commentaire : ce dernier roman de la britannique Mo Hayder,s'inscrit dans la lignée de Birdman et de ses précédents romans : un polar vraiment très noir, au rythme endurant, aux retournements de situation déstabilisants, et à un suspens implacable jusqu' à la dernière page.. Un très bon polar à l'anglaise, où l'on découvre finalement que le pire n'est pas de mutiler, de torturer ou de tuer. C'est d'en tirer du plaisir.
Par Lucy - Publié dans : Mon livre du moment
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Dimanche 16 novembre 2008

 

         

Le Crime est notre affaire : Synopsis

Le colonel Bélisaire Beresford est inquiet. Prudence, sa femme, a disparu à la poursuite d'un cadavre. Quand il la retrouve, elle s'est fait engager comme cuisinière à « La vallée-aux-loups », une inquiétante demeure où un veuf, riche et avare règne en despote sur ses enfants et où d'authentiques sarcophages recèlent de bien étranges surprises.












Commentaire : Hier soir, Mr Lucy et moi-même sommes allés faire connaissance avec notre nouveau cinéma !  D'extérieur il ne paie pas de mine, c'est vraiment le petit cinéma de la France profonde ! Mr Lucy : " C'est pas possible, c'est cinéma Paradisio....." et le hall, effectivement ressemble plutot à la salle de patronnage traditionnel, mais une fois les portes ouvertes, nous avons trouvé une très belle salle de ciné, très confortable avec des fauteuils très accueillants et où l'on peut allonger les jambes ( important pour Mr Lucy...)
 
Autrement, nous avons vu un petit bijou de film, c'est drôle, so british, excellemment bien joué, notamment Catherine Frot qui campe une Prudence Beresford absolument géniale ! L'intrigue est passionnante comme toujours avec notre chère Agatha.......!!!!! Le coupable est evidemment toujours celui auquel on s'attendait le moins ( Bien que mon idée à la moitié du film se confirme, c'est surement du à la lecture intensive de policiers anglais dont je raffole ! )

Enfin ce fut une excellente soirée à l'anglaise !

Par Lucy - Publié dans : les films à voir
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Dimanche 16 novembre 2008


« Allo ? Ici le Président de la République, je vous écoute.
— C’est Claude Guéant, monsieur le Président.
— Ah, bonsoir, Claude. Qu’est-ce qui vous amène ?
— La photocopieuse, Monsieur le Président.
— Comment ça, la photocopieuse ? Qu’est-ce qu’elle a la photocopieuse ?
— Elle est en panne, monsieur le Président. Voilà ce qu’elle a.
— Et alors ? Qu’est-ce que vous voulez que j’y fasse ?
— Eh bien, j’en ai parlé avec Henri Guaino, monsieur le Président. Qui m’a conseillé d’appeler Christine Lagarde. Ce que j’ai fait naturellement. Après avoir contacté Eric Woerth. Qui était justement en grande conversation budgétaire avec Xavier Bertrand, à qui il a soumis le problème. Tous les avis convergent, monsieur le Président : vous êtes le seul à pouvoir réparer la photocopieuse.
— Moi ? Réparer la photocopieuse ? Vous rigolez, Claude ! Vous m’avez déjà vu réparer une photocopieuse ?
— Pas vous directement, bien entendu, monsieur le Président. Mais nous avons pensé qu’un problème de cette importance avait vocation à être traité par vous, personnellement. Qui d’autres est en mesure d’obtenir qu’un technicien intervienne un dimanche soir, à 23 h 30 ? Il n’y a que vous
— Attendez, Claude. Vous trouvez que je n’ai pas assez de boulot ? Sauver les banques, rénover le capitalisme, combattre les paradis fiscaux, niquer les socialistes, gouverner l’Europe et bientôt le monde entier… Et vous voudriez que je trouve le temps de m’occuper de la photocopieuse ?
— Mais justement, monsieur le Président ! Justement ! L’expérience prouve que si vous ne vous occupez pas de tout, rien ne marche ! sans vous, c’est la catastrophe, la débâcle, le chienlit, l’hallali… Alors pour la photocopieuse…
— N’en faites pas trop, Claude. On croirait entendre mon cireur de pompes préféré, Frédéric Lefevbre… Cela dit, je suis bien obligé de reconnaître que vous avez raison. Heureusement que je suis là ! Je me demande si les français se rendent bien compte de la chance qu’ils ont… Le monde entier les envie d’avoir un président aussi déterminé, aussi volontaire, aussi brillant, aussi doué – et ils font la fine bouche. J’ai pas raison, Claude ?
— Mais si, monsieur le Président. Vous avez mille fois raison. A part de Gaulle et Napoléon, je ne vois pas qui a autant fait pour le prestige de la France !
— Napoléon Ier ou Napoléon III ?
— Euh… les deux, monsieur le Président ! Les deux ! Et justement pour la photocopieuse…
— Parce que moi, je vais réussir là où ils ont tous les deux échoué, Claude ! Empereur de la France, empereur de l’Europe, empereur du monde ! J’ai pas raison ?
— Si, monsieur le Président. Et empereur de la photocopieuse !
— Plaît-il ?
— Je rigole, monsieur le Président. Je rigole ! Quoique, justement…
— Vous avez vu comment je nique les socialistes, Claude ? Vous avez vu ? Plus socialiste que moi, tu meurs ! C’est pas digne de Napoléon, ça ? D’autant plus que ça ne me coûte pas cher ! Des mots, encore des mots, toujours des mots, comme chantait Sheila…
— Dalida, monsieur le Président. Dalida.
— Dalida ? Vous êtes sûr ? Bon, peu importe. Ce qui compte, c’est ce que je dis, non ? C’est que j’aie raison, non ?
— Absolument, monsieur le Président. Vous avez tout à fait raison d’avoir raison – enfin, je veux dire… Absolument !
— C’est comme les emplois aidés ! Qu’est-ce qu’ils ont à venir m’embêter avec ça, les socialistes ? Je fais ce que je veux. Je dis ce que je veux. Je nique qui je veux. Et toc !
— Et toc, monsieur le Président. Absolument. À part ça, puisqu’on en parle, la photocopieuse…- C’est comme les autres, là, tous ces nains, les Copé, les Laporte, les Borloo, les Lagarde, les Morin, les Boutin… Ils ne font que des conneries ! Il faut tout leur dire ! Mais ils ne perdent rien pour attendre, Claude, je vous le garantis ! On parlait de quoi, au fait ?- De la photocopieuse, monsieur le Président. Qui est en panne.
— Bon, voilà ce qu’on va faire, Claude. D’abord, je vais porter plainte.
— Contre la photocopieuse, monsieur le Président ?
— Mais non, Claude ! Vous allez me faire douter de votre intelligence ! Contre le fabricant de la photocopieuse, voilà contre qui. C’est un scandale que la photocopieuse de président de la République française tombe en panne un dimanche soir à 23 h 30 ! C’est intolérable ! C’est inacceptable ! C’est une atteinte à mon honneur ! À mon image ! À ma grandeur À l’avenir du monde ! Je vais porter plainte, Claude. Tout de suite. Appelez-moi Rachida !
— Euh… Je crains que ce ne soit pas possible, monsieur le Président.
— Comment ça, pas possible ? Tout ce que je veux est possible, point final !
— Elle est en repérage à la maternité, avec les photographes de Paris Match. En prévision du jour J.
— Et voilà, qu’est-ce que je vous disais ? Il faut que je fasse tout moi-même ! La ministre de la Justice n’est même pas là pour porter plainte contre le fabricant de la photocopieuse du président du monde ! C’est intolérable ! Au fait, elle est en panne depuis combien de temps ?
— Dix minutes, monsieur le Président.
— Dix minutes sans photocopieuse, alors que j’essaie de sauver les banques, de sauver les emplois, de sauver le capitalisme et de niquer les socialistes ! Ah, elle va être gratinée, ma plainte ! Dix millions d’euros par minute de perdus ! Au fait, elle vient d’où, cette photocopieuse ?
— Du Japon, monsieur le Président. C’est une photocopieuse japonaise.
— De mieux en mieux ! Eh bien on va rompre nos relations diplomatiques avec le Japon ! Immédiatement ! En plus de la plainte. Appelez-moi Kouchner !
— Je crains que ce ne soit pas possible, monsieur le Président. Il est en Afghanistan.
— Qu’est-ce qu’il fait en Afghanistan ? Ils ont des problèmes de photocopieuses, en Afghanistan. Première nouvelle ! Il faudrait tout de même qu’il apprenne à hiérarchiser les urgences, Kouchner ! Allez hop, viré ! Je signe tout de suite sa démission ! Vous me ferez une photocopie !
— Ben, justement, monsieur le Président… »

for Marianne N° 602

 
Par Lucy - Publié dans : De tout et de rien
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Samedi 15 novembre 2008

 

Chez les Kazanci, Turcs d'Istanbul, les femmes sont pimentées, hypocondriaques, aiment l'amour et parlent avec les djinn, tandis que les hommes s'envolent trop tôt - pour l'au-delà ou pour l'Amérique, comme l'oncle Mustafa.

 Chez les Tchakhmakhchian, Arméniens émigrés aux Etats-Unis dans les années 20, quel que soit le sexe auquel on appartient, on est très attaché à son identité et à ses traditions. Le divorce de Barsam et Rose, puis le remariage de celle-ci avec un Turc nommé Mustafa suscitent l'indignation générale. Quand, à l'âge de vingt et un ans, la fille de Rose et de Barsam, désireuse de comprendre d'où vient son peuple, gagne en secret Istanbul, elle est hébergée par la chaleureuse famille de son beau-père. L'amitié naissante d'Armanoush Tchakhmakhchian et de la jeune Asya Kazanci, la " bâtarde ", va faire voler en éclats les secrets les mieux gardés.

Avec ses intrigues à foison, ses personnages pour le moins extravagants et l'humour corrosif qui le traverse, La Bâtarde d'Istanbul pose une question essentielle : que sait-on vraiment de ses origines ? Enchevêtrant la comédie au drame et le passé au présent, Elif Shafak dresse un portrait saisissant de la Turquie contemporaine, de ses contradictions et de ses blessures.

Biographie de l'auteur
A trente-six ans, Elif Shafak est l'un des écrivains turcs les plus en vue. Elle a longtemps vécu à l'étranger et travaille désormais entre Istanbul et l'Arizona comme auteur, chroniqueuse et professeur d'université. L'héritage cosmopolite de son pays, les droits des femmes ainsi que la coexistence de l'Islam et des valeurs démocratiques occidentales sont au centre de son œuvre.


Commentaire : une belle découverte que cette auteure turque !

Des personnages hors du commun, des situations rocambolesques font de ce livre un très agréable moment de lecture ! La rencontre entre ce matriarcat turc et ses arméniens d' Amérique dont la fille et petite fille retourne à Istanbul afin de retrouver ces origines est savoureuse ( j'emploie ce terme car nous avons des descriptions de plats turcs et arméniens qui font saliver.....) Elle y parviendra après maintes péripéties que je vous conseille de lire si ce n'est déjà fait !

Par Lucy
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